Polémiquons !

Publié le par Saminette

*** A la date du 27 avril, aucun retour de Libération. Quelle communication ! ***



J'imagine que vous avez toutes (tous) entendu parler ou lu cet article de Libération. Je me propose de le décortiquer, en réponse à l'auteur.
Tout d'abord, voici le lien et l'article :

Le chapeau :

Mode de vie

Blogs et travaux

Elles ont la trentaine, sont femmes au foyer par choix et habiles de leurs dix doigts. Sur leurs blogs très courus défilent robes cousues main et recettes de tarte aux pralines. Mais les chroniques de ces «desperate housewives» françaises se révèlent autant un exercice valorisant qu'un exutoire contre l'ennui.

par Julie LASTERADE
QUOTIDIEN : vendredi 07 avril 2006

Déjà... blogs et travaux, ça ne vous rappelle rien ? genre Modes et Travaux. Mais, c'est limite du plagiat ça, non ?

Pour ce qui est de la trentaine, j'ai comme un doute : le blog est tellement simple d'accès et facile à mettre en place que n'importe qui, de n'importe quel âge, peut en faire un. Néanmoins, on retrouve certainement dans les blogs axés sur la couture, les loisirs créatifs ou encore la cuisine, un bon nombre de jeunes femmes ayant la trentaine. Dont je fais partie. CQFD.
Maintenant, les taxer immédiatement de désespérées du foyer, c'est aller un peu vite en besogne. Mais soit, passons. L'accroche doit être assez piquante, pour inciter le lecteur à poursuivre sa lecture.
"autant un exercice valorisant qu'un exutoire contre l'ennui" :
je n'ai jamais considéré mon blog comme étant un exercice. Vous vous souvenez certainement de vos exercices de maths, d'anglais ou de grammaire. Rien à voir ici, me semble-t il : c'est au contraire une page de partage à mon sens.

Elles croyaient que les blogs, «c'était réservé aux ados boutonneux en mal d'amour» (Nathalie, Innamorata), «aux timides, à celles qui ont du mal à aller vers les autres» (Marie, Marie&co). Ou encore «aux filles qui n'ont rien à foutre» (Marie toujours). Et puis, elles ont fini par aller y voir de plus près. «Et là, j'ai eu l'impression d'ouvrir la boîte de Pandore» (Nathalie). En général, elles s'y mettent pendant la sieste des enfants et parfois même la nuit quand leur cadre de mari s'est endormi. Elles s'installent devant l'écran pour cinq minutes, et finissent par y rester beaucoup plus longtemps.

Ah, revoilà "les ados boutonneux en mal d'amour", dixit Melle Lasterade. On peut leur fiche la paix à ces pauvres gosses, sans les servir à toutes les sauces dès qu'on parle un tant soit peu d'informatique ? Nan mais des fois...
Là où je suis plutôt d'accord, c'est que l'informatique permet de franchir (un peu) le cap de la timidité, et ensuite de se rencontrer pour de vrai (IRL : In Real Life = dans la vraie vie donc). Et puis c'est quoi, ce poncif sur les "
filles qui n'ont rien à foutre" : tout le monde à quelque chose à faire. C'est trop facile de généraliser !

Mais la comparaison avec la boîte de Pandore est bien trouvée : regardez le nombre de blogs qui existent ! Et puis encore une belle bétise :
"quand leur cadre de mari s'est endormi" : à croire qu'on doit faire son blog en cachette ? et puis d'abord, tout le monde n'a pas un mari cadre, chère Melle...

"Elles s'installent devant l'écran pour cinq minutes, et finissent par y rester beaucoup plus longtemps." Là, je ne peux qu'être d'accord. La preuve : je suis encore là !

Bon... sur à peine 8 lignes de textes, la moitié des arguments sont sans valeurs, sans fondement, des stéréotypes de bas étage. Et l'autre moitié, me direz-vous ? Et bien c'est assez vrai pour que ce soient les interviewées qui aient dit cela. On sent le vécu.

Toutes ont la trentaine, au moins deux enfants, un ordinateur, pas ou plus de travail et des doigts de fée. «Ça m'a pris un matin, raconte Marie. Le soir c'était fait. Après je me suis dit "merde".» Le site Marie&co était né. C'était il y a quelques jours. Au menu : photos de petites robes cousues main, tricots, réflexions en tout genre d'une jeune mère de famille exilée «au fin fond de la Franche-Comté». «Ça va me servir de carnet de recettes pour mes copines aussi, continue-t-elle. Au lieu de m'appeler pour savoir comment faire le poulet aux morilles ou le gâteau au chocolat, elles pourront consulter mon blog. Et puis ca peut servir à d'autres.»

La première phrase est bien tournée mais je dois être hors compétition : je n'ai pas d'enfant !
Et je pense qu'on touche enfin à l'un des objectifs du blog :
"Et puis ca peut servir à d'autres.» Et oui ! bien sûr que le blog est là pour ça : servir de vitrine de ce que l'on sait faire, donner des idées, mais partager ! Je crois que c'est pour moi le maître-mot qui caractérise cet outils de communication.

Fred (On va voir si je m'y tiens) a créé le sien au début de l'été dernier lorsque son mari a été muté à Chartres et qu'elle s'est retrouvée en congé parental à la maison.
«Au début, c'était pour les copains et la famille. Pour qu'ils voient nos enfants, notre nouvel appart.» Mais «je n'ai pas pu m'empêcher de parler de ma collection de tissus Liberty». Neuf mois plus tard, son blog enregistre 4 000 pages vues par jour. Et toujours les mêmes commentaires admiratifs de ses visiteurs. Il y a aussi celui très pratique de Clairette, «trucs et astuces d'une maman de trois enfants». Qui explique comment «nettoyer les WC avec du bicarbonate, de l'eau vinaigrée bouillante et quelques gouttes d'huile essentielle de tea tree».


Et bien là, je tire mon chapeau à Fred. Bon, le Liberty, ce n'est pas trop mon truc, depuis que ma mère m'a fait faire un ensemble en Liberty avec des teintes super tristes (gris bleu et beige) ET des plis religieuses (quelle horreur, tout ce que je détestais !) quand j'étais jeune. Ajoutez les chaussures à brides vernies noires et les socquettes blanches... je crois que je vais être encore malade...
(mdr)
Ah oui, malgrès cette disgression sauvage, je disais donc que Fred arrive à générer un trafic de 4000 pages lues par jour. C'est déjà bien pour un petit site marchand, mais pour un blog... ! C'est époustouflant !!! Maintenant on saura pourquoi les serveurs de Canalblog sont saturés ! Hi hi.

Comme un album. Fred, l'une des plus douées de toutes d'après ces cyberfemmes au foyer, visite chaque jour une cinquantaine de blogs comme le sien. «Une fois qu'on met le pied dedans, c'est dingue. Je n'arrive pas à suivre.» Elle se sent suffisamment créative pour ne pas y chercher d'idées de patrons de vêtements pour enfants, mais «je suis une curieuse. Et puis on s'attache aux autres blogs, c'est comme si on feuilletait l'album photo de copine. On se dit : "Tiens, sa fille a grandi"». Anne (son prénom a été changé), trois cents visiteurs quotidiens, y passe entre une et deux heures chaque jour. Pour voir ce qu'ont fait les autres de leurs dix doigts. «Ça paraît idiot,Dans le fond, on s'en fiche de ce qu'elles font, sauf que ce qu'elles cousent, c'est vachement mignon. On se dit qu'on pourrait en faire autant.» Et finalement, toutes en font autant, reconnaît-elle.


Hélàs, je n'ai plus trop le temps de visiter mes blogs favoris mais si je les fais en suivant, j'arrive à monopoliser mon ordi pendant près de 2 heures (et je ne parle ici que des blogs, pas des forums !). Ce qui motive ? la curiosité avant tout : on ne sait pas ce qu'on va trouver : untel a confectionné une tente pour ses bambins avec toutes ses chutes de tissus, l'autre n'a pas le moral... on y trouve certes des idées (assez géniales dans l'ensemble, quoiqu'en disent les mauvaises langues dotées le plus souvent de deux mains gauches), mais aussi des "connaissances virtuelles" que l'on souhaite soutenir dans les mauvaises passes. Comme de vraies amis, la distance en moins, d'une certaine façon.

Leurs enfants s'appellent plutôt Emile, Zoé ou Arthur que Cynthia, Kevin ou Mohamed.

Non mais quel parti pris, ce n'est pas du journalisme ça !
C'est vraiment du n'importe quoi... Continuez donc à abrutir les masses avec vos convictions stupides !

Sur leurs sites, les photos des enfants, les petites blouses en Liberty se suivent et se ressemblent, les cadres en bois, les étagères en pin relookées aussi. A les lire, à regarder leurs photos sur l'écran, leur quotidien semble plein de petites fleurs, de goûters chocolatés, de partage, d'enfants épanouis et tellement adorables.
«Pour certaines, c'est très important de montrer ce qu'elles font, lâche Marie. C'est comme une caresse à l'ego. Je donne peut-être aussi cette impression d'ailleurs. Ce côté "regardez-moi, j'ai fait ça" et les autres qui lui répondent "whaoouuuu" me gêne.» Elle aimerait «bien que ce soit moins nombriliste».

Là, c'est pas compliqué : il suffit d'interdire les commentaires ! et toc !
Et pour la caresse à l'égo, et bien oui, et même que je le revendique. Cela permet de se situer sur l'échelle de ses propres valeurs et de se sentir soit comprise, soit admise dans le "club des douées des 10 doigts", et donc, d'avoir un meilleur moral, qui se voit dans la vie de tous les jours, donc on est plus aimable, plus souriant... Vous n'aviez pas imaginé tout ça, avouez-le... Alors, Melle
Lasterade, à quand le votre ?

Mettre des liens vers les sites d'Amnesty International ou de telle ou telle pétition. Si parfois, les conversations de blogs virent au crêpage de chignons, sur le thème :
«Tu as copié le modèle de blouse que j'ai inventé.» «Elles trouvent là une valorisation qu'elles n'avaient pas dans le monde du travail», analyse Dominique Maison, sociologue et auteure d'une thèse à paraître sur les femmes au foyer. Toutes confirment. «J'ai toujours aimé coudre, j'aime montrer ce que je fais et avoir des retours positifs», explique Fred. Une autre blogueuse, mère au foyer et de sept enfants, pensait qu'elle «n'intéressait personne». Avec son blog, elle a «repris confiance. Après tout c'est pas si nul ce que je fais». Nathalie d'Innamorata avait aussi «besoin d'être rassurée» sur son «petit bricolage pas terrible». Mais deux mille pages vues par jour sur son site quelques mois plus tard, «ça assoit la confiance» aussi, raconte-t-elle. «Finalement, on est axé sur son nombril et il y a des gens que cela intéresse.»

Des crépages de chignons, certes, mais pas tant que ça (du moins sur les blogs et forums que je fréquente) puisqu'à la base, le concept de partage est bien compris et accepté par tous. Sinon, on aurait déjà toutes les idées brevetées et déposées à l'INPI. D'une certaine façon, le blog fait peut être tomber certaines cloisons : c'est moi qui l'ai fait, mais je te dis pas comment pour pas que tu me copies, dans le milieu industriel (et textile, etc...). Cela fonctionne plus sur le troc d'idées, le partenariat, l'entraide aussi. Des valeurs "nobles" qui ne sont pas franchement mises en valeur dans l'article... dommage.

«Visibilité». Des femmes qui leur ressemblent pour la plupart. Des femmes au foyer, des FAF, comme elles disent. Qui, en général, détestent ce terme et qui surtout, finalement, souffrent du regard des autres. Anne, ex-cadre à Paris, s'est retrouvée en province et à la maison. «On me dit : "Ah bon, tu travaillais ?" Je me sens dévalorisée. Ce n'est pas forcément évident d'être à la maison, de ne pas avoir de vie sociale. On est marginalisées parce qu'on ne travaille plus. Je ne suis pas une FAF en puissance, le quotidien m'emmerde.»

Et oui, le mythe de la femme au foyer épanouie par le ménage, c'est plus ça... C'est même franchement l'inverse : c'est chiant ! Et puis on n'ose pas dépenser un tant soit peu pour soi, vu que c'est DH qui ramène les sous... Et puis les stéréotypes ont la vie dure.

Pourtant, beaucoup de ces jeunes femmes blogueuses à la maison ne participent pratiquement à aucune association en dehors de celles des parents d'élèves. Dominique Maison sent chez elles «une impression d'enfermement domestique. Elles semblent très tournées vers la famille, comme si elles avaient une mission à remplir». Même si bon nombre d'entre elles «ont été préparées à un autre destin», études, etc., cette situation à la maison résulte d'«un vrai choix de vie» (Marie). «Elles sont systématiquement renvoyées à un système de vie obsolète», ajoute la sociologue Dominique Maison. Alors, partager leur quotidien par blogs interposés avec des femmes qui leur ressemblent les aide à se «sentir moins seules. Ça m'apporte une visibilité» (Fred). «Je me suis rendu compte que je n'étais pas seule sur ma planète» (Nathalie, Innamorata). «Si je n'avais pas ces fenêtres ouvertes sur l'extérieur, je crois que je deviendrais très vite dépressive», avoue une autre.


J'aime bien cette façon de faire intervenir un sociologue dans tous les articles, pour étayer en quelque sorte un sujet qu'on ne maîtrise pas ? Pour cette fois, le système de vie obsolète, je suis plutôt d'accord : mais faire évoluer les mentalités, c'est dur. La femme est toujours la nourricière, pas la chasseresse. Alors l'image de bobonne devant les fourneaux, ça va... mais la nana au boulot, il y en a qui ne s'y font toujours pas.
Cela me rappelle les commentaires désobligeants entendus à l'époque où j'étais dans une grande entreprise. Mon service était repris par une femme. Quel scandale pour mes commerciaux. Alors, entre la coucherie (forcément) et l'incompétence notoire (ben voyons)... la pauvre n'était même pas arrivée qu'on en entendait de belles. Quelle honte ! Si elle avait su...

Etre sans emploi, au foyer, cela doit être d'autant plus difficile quand on vit dans une petite commune où il y a peu d'associations, d'activités. Dans une grande ville, on trouve à sortir (cinéma, salon de thé, shopping, clubs et cours) mais là...

En voilà une idée qui serait bonne : faire un camion tournant sur plusieurs communes, proposant des activités pas forcèment onéreuses, mais qui reprendrait les idées vues sur le net : broderie, couture, cartonnage, collage, etc... chaque mairie prête une salle et ces dames sortent ainsi un chouilla de chez elles, discutent, papotent, et bidouillent. Je ne dépose pas de brevêt pour cette géniale idée (vous en conviendrez) et libre à vous de faire une étude de marché pour la mettre en place !

Confidences. Les ouvrages de dame, les enfants, tout ça, «c'est une excuse», reconnaît Nathalie. Avec ces cybercopines, en privé «on parle aussi de choses plus intimes». Avenir professionnel, soucis conjugaux. En tous les cas, dans ces conversations, elles n'ont pas à justifier leur mode de vie. «Là, elles sont entre soi, elles n'ont pas à justifier la façon dont elles occupent leur temps, à défendre le bout de gras», observe Dominique Maison. Ces nouvelles jeunes femmes au foyer «sont en général très déstabilisées par le regard que l'on porte sur elles». Elles y retrouvent des arguments pour se prouver qu'elles ont eu raison de faire ce choix de vie. «Elles pourront alors se tourner de manière plus vindicative vers les autres», celles que la société appelle les «actives». «On aime toutes la même chose», confirme Fred. «Là, elles ne prennent pas le risque d'être en présence de femmes qui ne partagent pas les mêmes valeurs», traduit Dominique Maison. Elles «peuvent laisser tomber l'armure». «Ça sert à venir pleurer un bon coup quand on est désespérée», confie Fred.

C'est assez juste, je pense. On trouve de tout sur internet, c'est vrai, mais on oublie souvent (enfin, les journalistes) qu'on y trouve aussi de la chaleur  humaine, une présence, et de l'amitié car un lien se créé entre la bloggeuse et ses lecteurs.

Cybercopines. Anne dit que les blues de la FAF apparaissent en filigrane sur leurs blogs. Impossible pour la novice de repérer ces moments de bas. Journées galère, instants de solitude, enfants malades. C'est Listelle qui avoue sur son blog : «Le w.-e. dernier, beaucoup de moments seule avec les enfants... J'ai pris sur moi.» Fred ajoute : «Quand je dis que je viens de passer trois nuits blanches, que j'en ai marre qu'ils soient malades, j'ai des messages, je comprends que je ne suis pas la seule.»

Vous n'avez pas l'impression que le sujet dévie ? De la bloggeuse, on passe à la FAF ! mais toutes les FAF ne sont pas bloggeuses et vice-versa... Et puis si le blog permet aux femmes aux cent métiers de se sentir entourées (les amis on les choisis, la famille on la subit) par des "amies", où est le mal ? C'est toujours sur les même qu'on tape, et de préférence, sur les groupes silencieux. FAF, faites la grève, tiens... on verra qui rigolera ! N'achetez plus, ne faites plus rien... et éclatez-vous entre copines ! (subversive, moi... ?)

Leur mari est toujours au courant. Certains sont fans et alimentent eux-mêmes le blog quand madame accouche.

A croire qu'elles abusent, merde... elles pourraient aussi assumer leur blog et accoucher en même temps, non mais oh...

Mais, en général, ils ne voient «pas l'intérêt» si ce n'est celui de divertir leur femme.

Ah ben voui... comme nous, on ne voit pas l'intérêt de regarde le foot à la télé, la bière à la main...

Mais les plus exclues de ces moments virtuels se sont les copines, celles qu'elles côtoient en chair et en os, ou bien la famille. Elles ne sont pas toujours dans la confidence. Marie pense que ses «soeurs se ficheraient [d'elle]» et que «les gens du village trouvent ça snob». Pour Marie, «c'est une partie de moi que je ne montre pas à tout le monde». Lorsqu'elle a été mise au courant, une de ces copines lui a reproché : «On voit bien que tu n'es pas au boulot tous les jours.» Fred ne le cache pas. D'ailleurs, toute sa famille est au courant. Sauf sa belle-mère. «Comme ça, si un jour elle me prend la tête, j'en fais un post sur mon blog.» Les cybercopines seront là pour comprendre.

C'est pas ça, le jardin secret ? Pourquoi toujours tout dire aux "proches", d'abord ? Ma grand-mère disait : les yeux qui ne voient pas, ne pleurent pas. On a le droit de se défouler où on veut, bon sang.

Mais aussi pour veiller. «Quand je n'alimente pas mon blog, je reçois des mails inquiets», continue Fred. On lui demande si elle est malade, ce qui ne va pas. Marie est tombée dans la marmite, mais elle n'exclut pas de fermer le sien un jour si elle se «rend compte que c'est la misère». Anne se demande aussi ce que le sien deviendra lorsqu'elle aura repris le boulot. Elle promet : «Le jour où j'en ai marre, j'arrête.» Toutes disent que le blog, «ce n'est pas une fin en soi».

C'est vrai qu'on a des réactions quand on n'est plus trop actif sur son blog. Il faut être motivé, avoir le temps... savoir quoi dire quand même. Mais c'est une présence, une écoute, un conseil au quotidien. Et ça fait chaud au coeur. Alors merci à vous, déjà d'avoir lu jusqu'ici, et en plus, d'être tout simplement sur ce blog.

En fait, décrypte Fred, la plupart ont le même rêve. «Créer des e-boutiques pour vendre et vivre de leur création. Un jour.»

Ah bon ? Si vous le dites... mais je pense que c'est faux. Parce qu'il faut créer une entreprise derrière, c'est long, fastidieux, compliqué, et il faut encore une fois tout assumer. Et l'administratif et la créativité ne vont pas par paire, hélàs.

Sam
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Publié dans Vie de famille

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M
Tu as reçu une quelconque réaction de Libé?Mamazon
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D
Bravo Sam pour ta réponse, bien analysée et décortiquée... quelle bonne journaliste d'info tu ferais....<br />  <br />  
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B
Tu as dit tout ce que j'ai eu envie de d'écrire à cette *** de journaliste quand j'ai lu son artcile sur le site de Libé ... j'ai 30 ans + 17 ans, un enfant (enfin une presque adulte qui ne s'appelle ni Zoé ni Paméla !) , un DH pas cadre, un job passionnant / parfois épuisant avec des chefs pas toujours drôle mais sur 4 jours pour pouvoir moi aussi réaliser les activités passionnantes du foyer (ménage, entretien), créatives (broderie au pdx, un peu de couture, un peu de fimo, ... écrire sur mon blog) et culturelles (lecture, cinéma, musées, et surf sur blogs et forums ...) Tu devrais envoyer ton post à Libé ... en guise de droit de réponse !
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S
Et bien, Bill... merci de m'avoir laissé ce message.Je viens d'envoyer l'article à Libé, en droit de réponse.On verra bien.C'est vrai que l'on peut avoir 2 façons de réagir :- ne rien dire et laisser couler : auquel cas, l'auteur peut estimer avoir raison- ou réagir, montrer qui l'on est et en parler autours de soi.Dans notre société, on a peut être tord de s'écraser trop souvent. Après c'est l'explosion (comme les manifs pour le CPE par exemple) et cela dégénère.Ici, j'en ai tout simplement eu assez de voir qu'on nous prend encore (les femmes) pour une espèce à part. On fait aussi parti de l'Humanité, et si en plus, on se fait "descendre" par une blonde... Zut flute...Et c'est malheureux à dire, mais pour moi, ce type d'article (mal écrit d'une part puisqu'il change de sujet en cours de route) fait plus de mal que d'apporter une quelconque information et l'auteur ne montre en aucun cas ses capacités journalistiques. C'est pas comme ça qu'elle écrira au Monde ou au Figaro, c'est sûr. (encore que je ne lise pas ces journaux non plus... ils ne sont peut être pas mieux ! vive la désinformation !!!)Sam